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jeudi 2 décembre 2010

Best-of Amérique du sud


27920 km, 11 semaines et 5h30 de transport/jour, c’est ce qu’il nous a fallu pour explorer la cordillère des Andes et ses alentours de Santiago à Buenos Aires. On a particulièrement apprécié les multiples facettes du Chili, les trésors précolombiens du Pérou, l’authenticité bolivienne, et le boeuf argentin ;-)


Nos coups de cœur communs sont les paysages lunaires du nord Chili, les sites Incas de la Vallée Sacrée au Pérou, la découverte du désert du Sud Lipez dont l’ascension du Licancabur en Bolivie et la faune fabuleuse de la péninsule Valdès en Argentine.


Pour conclure, en restant vigilant face à l’insécurité parfois présente, il est très agréable de découvrir les magnifiques sites naturels de ces 4 pays et la richesse culturelle péruvienne et bolivienne. A noter, il existe une grande disparité de confort de transport et d’hébergement entre ces pays mais globalement une qualité culinaire toujours appréciable.

L&L pour EWT news

jeudi 21 octobre 2010

Fin del Mundo

Un bus de nuit et un de jour nous sont nécessaires pour rejoindre El Calafate tout au sud de la Patagonie argentine. C’est la ville d’accès au parc national Los Glaciares et sa vedette : le glacier Périto Moreno (250 km² de glace). On fête l’anniversaire de Loïc dans la meilleure parilla de la ville où on fait la connaissance d’un gentil couple de français. Le lendemain, on part tous les 4 découvrir ce géant de glace. Le parc très touristique est bien aménagé pour profiter du glacier sous tous ses angles et avec ses nombreuses passerelles, on accède au plus près de son impressionnante paroi.


Sur la route du retour, on longe le Lac Argentino, le plus grand de Patagonie, et on reste bouche bée devant sa couleur bleu/vert turquoise qui nous rappelle certains lagons de Polynésie à 30°C près.


Le temps d’une journée on part à El Chalten au nord du parc national Los Glaciares. La météo n’est pas avec nous, on entame le trek face au vent (100km/h) : on s’accroche ! Après 4 km de marche dans ces conditions, on déjeune rapidement au bord de la Laguna Capri depuis laquelle on peut admirer le Cerro Fitz Roy par beau temps :-(. Sur le chemin du retour, une éclaircie nous permet d’avoir une vue dégagée sur la vallée.


On boucle notre découverte de la Patagonie du coté chilien. On se sent déjà un peu au bout du monde à Puerto Natales, une petite ville portuaire bien agréable. C’est aussi la porte d’entrée au parc national Torres del Paine du nom de ses trois formations granitiques emblématiques. On ne passe qu’une journée dans ce haut lieu du trekking et on en prend déjà plein les yeux : pics enneigés, lacs aux différentes nuances de bleu, steppe patagonienne, guanacos et majestueux glacier.


On poursuit notre descente vers le bout du monde : Ushuaïa. Notre première impression est très mitigée : ce n’est pas le petit village perdu à l’extrême sud du continent qu’on imaginait mais plutôt un grand port disgracieux. Après une bonne nuit de sommeil, on parcourt la ville à pied et on se laisse tenter par un tour en bateau sur le canal de Beagle, chemin des expéditions vers l’Antartique. Malheureusement la météo ensoleillée tourne très vite pour une tempête de pluie glaciale : dommage qu’on ait opté pour le petit bateau de pêcheur sans abris ;-). On aperçoit quand même les colonies de cormorans et les lions de mer peuplant les îlots dispersés sur le canal.

Le lendemain, on fait une belle randonnée le long des baies de Ensenada et Lapataia dans le parc national Tierra del Fuego : une météo clémente et des beaux panoramas sont au RDV.


L'album photo est ici.

L&L pour EWTnews

mardi 31 août 2010

On the moon !

C’est à Santiago que démarre notre road trip sud américain. C’est aussi ici qu’on retrouve Anne, Emilie et Manu, trois amis venus sacrifier leur vacances estivales avec nous ;-) On fait un passage dans un mall à l’américaine et dans des petits marchés locaux pour nous équiper contre le froid (manteau, bonnet péruvien, dessous Damart ...). Avant d’entamer notre route vers le nord, on prend le temps de grimper sur la colline San Cristobal pour avoir une vue d’ensemble sur cette capitale encerclée de montagnes : on prend alors conscience de son étendue.


Premier stop non loin de là … à Valparaiso (ou vallée paradis) : premier port et deuxième ville du Chili. Changement de décor, après le gris de Santiago, on débarque dans une ville toute en couleur. Construite sur des collines très raides, on prend un vieil ascenseur datant de 1880 pour rejoindre notre auberge. Pour découvrir agréablement cette ville ultra vallonnée, on empreinte un « collectivo » (minibus local) jusqu’à la route des crêtes surplombant la ville puis on redescend à pied à travers ses charmantes rues et ruelles parsemées de maisons en tôle ondulée et de graffitis.


On initie nos amis au bus de nuit pour rejoindre La Serena, notre étape balnéaire … s’il avait fait beau :-(. On échappe à sa météo pluvieuse en allant explorer la vallée voisine d’Elqui. On profite ainsi d’une superbe journée dans cette région viticole où est produit le Pisco, eau de vie de raisin que le Chili et le Pérou revendiquent comme leur boisson nationale.


Le lendemain, on pousse jusqu’au port de Coquimbo à quelques km seulement de la Serena. Lions de mer, pélicans et mouettes accompagnent le retour des pêcheurs pour notre plus grand plaisir. C’est aussi l’occasion de manger du bon poisson frais … humm ! Merci Battitte (rencontré sur l’île de Pâques) pour ce bon plan.


On part ensuite vers notre étape nature et grand espace du Chili : les environs du San Pedro de l’Acatama (2500m d’altitude). On se met en mode « altitude » : boire beaucoup d’eau, manger léger, prendre du maté de coca et bouger doucement ! On part explorer en fin d’après midi la « Valle de la Luna », premier contact avec le désert de l’Acatama, le plus aride du monde. On comprend vite d’où vient son nom : les paysages y sont lunaires !


On poursuit notre découverte des alentours avec une excursion d’une journée dans le salar de l’Atacama. Quel spectacle que les flamants roses se nourrissant dans une lagune du salar au petit matin et les magnifiques lagunes de Miniques et de Miscanti perchées à plus de 4200m au pied de leur volcan associés : l’altitude mais surtout les paysages nous coupent le souffle !


Pour notre dernière journée dans la région, on se réveille à 3h du matin afin de monter aux Geysers del Tatio avant le levé du soleil et de pouvoir ainsi les voir en ébullition. Arrivés à 4280 m à 5h du matin, dur dur de sortir du bus quand il fait -12°C ! Mais les cheminées qui commencent à apparaître à l’aube dans ces paysages nous motivent à sortir. Dehors on se croirait dans un décor de science fiction, les geysers s’activent toutes les 2-3 minutes, on sent la terre bouillir c’est phénoménal ! Dès les premiers rayons du soleil, la température grimpe et l’activité des geysers s’éteint. Les Andes apparaissent autour des ruisseaux bouillants et de la piscine naturelle où les plus motivés se baignent.


Sur le chemin du retour à San Pedro, on aperçoit des vigognes au loin et on approche des alpacas et des cactus au plus près. 



Un vrai bonheur de partager toutes ces découvertes avec des amis !

L'album photo est ici.

L&L pour EWTnews

mercredi 25 août 2010

Best of Pacific

22920 km et 8 semaines soit 3h30 de transport/jour c’est ce qu’il nous a fallu pour traverser une partie de l’Australie et faire escale sur 5 îles polynésiennes et sur l’île de Pâques. On a particulièrement apprécié l’immensité des espaces australiens, l’accueil très amical des polynésiens et les géants de pierre de l’île de Pâques.


Nos coups de cœur communs sont l’Outback australien, la nage avec les raies Manta dans le lagon de Rangiroa et la carrière de moais sur l’île de Pâques.


Pour conclure, il apparaît en Océanie un contraste évident entre la modernité australienne et la culture ancestrale Rapa Nui alors que la Polynésie associe des infrastructures développées et un attachement profond à ses traditions.  

L&L pour EWT news

dimanche 15 août 2010

La mystérieuse Rapa Nui

En route vers l’Amérique du Sud, on fait une dernière escale en Océanie sur l’île de Pâques, ainsi nommée car elle fut découverte le jour de Pâques 1722. On passe 7 nuits (record du tour du monde) sur cette île célèbre pour ses moais. On entre en mode espagnol (langue et horaires décalés) sur ce territoire chilien.

L’île est très différente de celles de la Polynésie française, pas de barrière de corail, pas de lagon, on est comme sur un gros caillou. Cette vue en hauteur sur l’Océan Pacifique à perte de vue est très impressionnante, on se sent très isolé (le territoire habité le plus proche est à plus de 2000 km) et tout petit face aux éléments : les vents modifient la météo chaque demi-heure (arc en ciel en série) et la mer très agitée s’écrase violemment sur les falaises.

Depuis le seul petit village de l’île, Hanga Roa, on prend le temps de découvrir tranquillement le patrimoine archéologique exceptionnel de l’île. A peine installés dans notre camping, on part à la recherche des fameux moais, statues de pierre sculptées dans les roches volcaniques de l’île et destinées aux cultes des ancêtres. On tombe rapidement nez à nez avec nos premiers moais : ces géants de basalte exercent tout de suite sur nous une grande fascination !


Ils sont environ 900 dispersés sur différents sites, on part à la découverte des sites les plus éloignés en petit 4x4. En se dirigeant vers la côte nord de l’île, on découvre son centre vallonné peuplé de chevaux sauvages.


Arrivés à la plage d’Anakena, on explore ce site revêtant une importance symbolique : selon la légende, c’est ici que Hotu Matua, l’ancêtre des Pascuans d’origine polynésienne, aurait débarqué. On suit ensuite la côte nord jusqu’à la péninsule Poike, à sa pointe sud-est, on s’émerveille du site de Tongariki. Quinze moais sont installés sur leur ahû (plateforme cérémonielle) dos à la mer comme pour surveiller les villageois.


A un kilomètre seulement, on entre dans la carrière de moais : c’est dans le cratère du volcan Rano Raraku, que furent sculptés tous les géants de pierres. On se promène au milieu de dizaines de moais à différents stades de fabrication. La plupart sont dressés, mais seule la tête dépasse du sol : il règne comme un sentiment d’abandon.


Sur le chemin du retour, on passe par le site de Ahu Akivi au centre de l’île. Les sept moais regardant l’Océan Pacifique (l’exception) représenteraient les premiers chefs de clans ayant colonisé l'île. Au coucher du soleil, c’est assez fabuleux !


Le jour suivant, la pluie nous bloque au camping. C’est l’occasion de faire plus ample connaissance avec un jeune couple de québécois et trois basques fort sympathiques et d’échanger sur nos voyages respectifs. Le lendemain, on part à cinq explorer à pied la côte ouest de l’île, avec comme objectif de visiter la grotte d’Ana Kalenga. Après quelques fausses joies, on tombe dessus, on se motive à rentrer dans ce petit trou de souris à 4 pattes dans le noir mais une fois l’entrée passée on se retrouve sur le flan de la falaise face à l’océan, c’est très impressionnant !


On termine notre découverte de l’île, en montant par un joli sentier jusqu’au volcan Rano Kau à la pointe sud ouest de l’île. Son cratère renferme un lac volcanique recouvert partiellement de roseaux flottants.


Derrière lui se cache le village cérémoniel restauré d’Orongo au centre du culte de l’homme oiseau. Chaque année, une compétition visant à obtenir le premier œuf de sterne fulgineuse (oiseau nichant sur les minuscules îlots au bas de la falaise) y était organisé. Le vainqueur devenait homme oiseau pour l’année et acquérait un statut prestigieux dans la communauté.

L'album photo est ici.

L&L pour EWT news